B. Les changements dans les rôles hommes/femmes

 

  •  Les lois en faveur de la femme adoptées au XXème siècle.

1918: L'école centrale est ouverte aux femmes.

 1920: Les femmes mariées peuvent désormais adhérer à un syndicat sans l'autorisation de leur mari..

1924: Equivalencce entre les Baccalauréats féminins et masculins.

1937: les femmes mariées peuvent obtenir un passeport sans l'autorisation de leur mari.

1938: L'incapacité juridique des femmes est supprimée; elles ne doivent plus obéissance à leur mari.

1944: Le droit de vote est accordé aux femmes.

1945: La notion de « salaire féminin » est supprimée.

1955: L'avortement thérapeutique est désormais autorisé.

1963: La mixité des élèves est instituée.

1965: Un femme peut avoir un emploi sans l'autorisation de son mari et peut disposer pleinement et librement de ses biens.

1967: La contraception est désormais autorisée.

1975: L'avortement volontaire est autorisé.

1977: Création du « congé parental d'éducation ».

Le XXème a donc été le témoin de changements juridiques radicaux en faveur des femmes.

  

  • La répartition plus équitable des rôles entre les hommes et les femmes

Avec l'insertion croissante des femmes sur le marché du travail et la transformation concomitante des formes de la famille au cours de la seconde moitié du XXesiècle, les familles à deux actifs constituent désormais un modèle dominant. On peut alors se demander si un nouveau partage des rôles va émerger, les hommes prenant désormais plus de responsabilités dans la famille, comme les femmes en ont pris dans l'emploi . Mais jusqu'à présent, loin de réduire les inégalités entre les deux sexes (auparavant repérées en termes d'inégalités professionnelles) , cette situation crée une redistribution des temps génératrice d'«inégalités familiales» tel l'inégal partage des tâches domestiques, qui augmentent avec l'arrivée de l'enfant, persiste, notamment parce que la femme est supposée être la personne la plus compétente pour s'en occuper. Elles sont visibles en termes de quantité de temps passé par les hommes et par les femmes à des activités de travail ou de non-travail, mais également en termes de qualité. Si les «nouveaux pères» participent désormais davantage à la prise en charge des enfants. Ce n'est pas dans n'importe quel type d'activité; et le domestique reste le lot principal des femmes. Même si les rôles sont mieux répartis , le partage du travail au sein dufoyer reste défavorable aux femmes .

  

 Source : INSEE

 

  

 

 

  • L'évolution de la place des femmes dans la sphère professionnelle

Si les femmes sont massivement entrées sur le marché du travail depuis les année 1960 , leur situation reste inférieure à celle des hommes , inégalités devant les salaires, chômage, sous-emploi, division du marché dutravail …. L'une des multiples causes est relative aux charges familiales qui restent l'apanage des femmes et pèsent sur leur activité. Si l'État n'a pas à intervenir dans la sphère privée, il doit lever les obstacles qui empêchent les femmes d'accéder au marché du travail . Il est donc de son ressort delimiter l'effet de la présence d'enfants sur l'emploi féminin. D'un côté les efforts réalisés dans lesannées 1970 pour développer la garde collective ( crèches etécolesmaternelles, dès 3ans ) ont facilité l'accès au marché du travail des mères, mais de l'autre côté l'instauration en 1986, puis l'extension en 1994, de l'allocation parentale d'éducation (APE), qui rémunère le parent qui cesse de travailler pour s'occuper de l'enfant pour une durée de 3 ans , a induit un retrait massif des mères des jeunes enfants (particulièrement celles peu qualifiées). Adoptée en période de chômage de masse, cette mesure ressemble d'avantage à une politique d'emploi destinée à désengorger le marché du travail qu'à unepolitique familiale. De nos jours auXXIe siècle , le salaire des femmes ne cesse de se rapprocher de celui des femmes mais il reste tout de même une inégalité salarial entre les deux partis en rapport toujours avec le stéréotype de la femme du XIXe siècle qui chamboulerait son activité professionnelle au dépend de ses enfants d’où le plus haut salaire pour les pères qui n’ont pas ce désavantage.

 

Source: INSEE

  

Dans les années 1970-1980, les jeunes générations de femmes , féministes ou non , ignorant la peur du chômage avaient à peu près toutes les mêmes objectifs: études , indépendance financière, carrière et famille égalitaire; ce qui signifiait partage des mondes extérieur , familial et privé à égalité avec les hommes et impliquait évidemment la déspécialisation des rôles et des fonctions. Il est vrai que ce modèle était porté par l'idéologie culturaliste triomphante et que l'on pensait s'être débarrassé du stéréotype des années 80 en ayant acquis la liberté de procréer à notre heure ou pas du tout. A présent les femmes sont doncindépendantes aussi bien dans la sphère privée que publique .

 

 

L'évolution de la place de la femme en image:

 La femme au foyer traditionnelle :

Martine, G.Delahaye, 1963, Editions Casterman.

La femme active moderne:

 

                                                                                          Source : http://www.lililabaleineverte.fr/

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