A. Le rôle traditionnel

 

  • Le statut des femmes

Dès sa naissance, la femme suscite l’attention de tout son entourage aussi bien masculin que féminin (père, mère, frères et oncles). Elle doit répondre aux attentes de sa famille et aux exigences d’une société dont le moindre dérapage peut compromettre son avenir. Elle doit faire la preuve qu’elle sera une bonne épouse, une bonne mère. Ce poids familial et cette pression sociale auraient comme objectif la satisfaction des hommes. Les hommes les plus cultivés persistent à croire à l’infériorité naturelle de la femme, qui est considérée comme une mineure à vie, et dont la place se doit d’être naturellement au sein d’une famille dominée par homme. Cette philosophie est celle du Code Napoléonien. Ce code donne aux femmes un statut discriminatoire et réagit de façon totalement inégalitaire envers aux deux sexes. C’est lui qui déclare en 1804, l’incapacité juridique totale de la femme mariée.

Les femmes restent cependant l’égal des hommes face aux impôts ou à la prison.

Lors de la Restauration en 1815-1830, le divorce est supprimé en 1816 alors qu’il avait été légalisé en 1792. A ce sujet, le célèbre écrivain français Honoré de Balzac déclarera, dans son livre La Physiologie du Mariage :

 « La femme est une propriété que l'on acquiert par contrat ; elle est mobilière car la possession vaut titre; enfin la femme n'est à proprement parler qu'une annexe de l'homme... »

Lors d’un mariage, les parents des mariés devaient s’acquitter d’une dot, qui constitue un présent fait à la famille du mari en échange de leur fille.

De plus, les jeunes filles recevaient un manuel contenant les règles de savoirs vivres dans la société mais aussi au sein de la famille, dans leur couple.

                                                                  

 

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  • L'avortement

A partir de 1889, commence la diffusion de moyens contraceptifs dans les milieux populaires. Dans le contexte de la défaite de 1870, il faut à la patrie des familles nombreuses. Par ailleurs, l'influence de l'Église, hostile à toute pratique antinaturelle est puissante. En 1920, la loi assimile la contraception à l'avortement. Toute propagande anticonceptionnelle est interdite. Le crime d'avortement est passible de la cour d'Assises. La loi de 1939, qui promulgue le Code de la famille, renforce la répression. Des sections spéciales de policiers sont créées. Les tentatives d’avortement sont punies au même titre que les avortements. En 1941, ils peuvent être déférés devant le tribunal d'État. En 1942, l'avortement devient crime d'Etat. Pour l'exemple, une avorteuse est condamnée à mort et guillotinée. Plus de 15 000 condamnations à des peines diverses sont prononcées jusqu'à la Libération. 

                                                

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